Association VICTOiR Lutte contre les cancers de l'enfant au Togo

Notre histoire

Notre association trouve son origine dans la belle histoire vécue par les membres fondateurs autour du petit Victor, mais aussi dans le drame partagé au chevet de Yao.

2004

A Lomé, trois jeunes dentistes français en mission humanitaire se sont trouvés au chevet d'un petit garçon amené pour un abcès buccal au cabinet dentaire où ils opéraient. Cet enfant était en fait atteint d'un cancer de la mâchoire, le Lymphome de Burkitt.

C’est ainsi qu’ils ont découvert avec consternation qu'il n'existait dans tout le Togo aucune structure de soins susceptible de traiter les cancers d'enfants.

Ils décident alors de le soigner envers et contre tout : absence de sécurité sociale, des parents avec de maigres ressources et l'essentiel des indispensables médicaments introuvables sur place.

Les internes togolais de la Pédiatrie s'impliquent fortement et le Dr Kutoati rédige un protocole de soins. Les médicaments de chimiothérapie sont trouvés et réglés par nos jeunes dentistes après un parcours de centaines de kilomètres à travers le Togo, le Bénin et le Ghana.

Plusieurs semaines d'angoisse passent au chevet de l'enfant et, en dépit des très faibles chances de guérison que laissaient espérer les conditions de soin, Victor est sauvé ! Première victoire sur le cancer… L'association à venir s'appellera VICTOiR ! Aujourd'hui, Victor est un jeune homme en pleine santé.

Hélas, pendant ce temps, c'est le petit Yao, arrivé trop tard au CHU, qui meurt dans d'horribles souffrances sous les yeux de nos 3 jeunes dentistes et de leurs soignants.

Encouragés par la rémission de Victor, mais accablés par la mort de Yao, ces jeunes se font un serment: « PLUS JAMAIS CA ! ». Ils font alors un rêve fou : mettre en place au CHU de Lomé une unité de cancérologie pédiatrique.

C'était en 2004, et tout était à faire ! Ils étaient en tout 6 jeunes, dentistes français et internes togolais, très motivés mais complètement inconscients de la tâche qui les attendait…

Pendant les deux premières années, Brigitte, la Présidente, s'est entièrement consacrée à faire démarrer l'association : elle travaillait en France six mois, afin de récolter les fonds nécessaires à l'achat des produits de chimiothérapie très onéreux et elle passait le reste de l'année à Lomé pour mettre en place un embryon d'infrastructure au CHU.

Les autres membres fondateurs français, Cyril et Marion, apportaient leurs soutiens financiers, mobilisaient leurs proches et rejoignaient l’équipe sur place lors d’intenses missions, tandis que les internes togolais soignaient les enfants dans des conditions matérielles extrêmement difficiles et précaires.

2006

L'association est officiellement créée ! VICTOiR donne alors au CHU de Lomé les moyens matériels et financiers de soigner, et bien souvent de guérir définitivement, les enfants atteints du lymphome de Burkitt.
Un embryon d’unité d’oncologie pédiatrique se met en place et va progressivement se développer et se structurer.

2009

L'action de VICTOiR se voit grandement renforcée par deux événements essentiels : le CHU décide d'affecter un médecin pédiatre à l'Unité et Brigitte convainc le GFAOP de s'investir au Togo.

La Présidente rencontre le Pr Lemerle, fondateur du Groupe Franco-africain d'Oncologie Pédiatrique (GFAOP). Il s'agit de l'organisme de référence en matière de prise en charge du cancer de l'enfant en Afrique francophone. Le Pr Lemerle, convaincu du sérieux de notre action au vu des résultats déjà obtenus, accepte l'adhésion de l'Unité au GFAOP. A partir de ce moment, cet organisme fournira les produits de chimiothérapie nécessaires aux traitements, si difficiles à obtenir jusque là. De plus, il assurera la formation initiale et continue du personnel médical.
Une étroite collaboration s'installe et permet ainsi à VICTOiR de prendre en charge un deuxième type de cancer, le Néphroblastome, qui est un cancer du rein.

De plus, trois nouveaux membres rejoignent le Bureau et s'impliquent fortement dans l'association.

2010

VICTOiR embauche deux infirmiers pour seconder le médecin pédiatre du CHU.

2012

Un petit pavillon dédié aux soins des enfants cancéreux voit le jour, grâce à l' aide providentielle apportée par deux associations italiennes. Nous l'équipons entièrement en matériel grâce à l’envoi d’un container.

2014

L'association prend en charge un troisième cancer, la maladie d'Hodgkin.
Un comité de soutien se met en place à Toulouse pour épauler les membres fondateurs et permet d'étendre notre champ d'action.

2015

Un investissement important est réalisé pour apporter une formation d'un an en oncologie au médecin pédiatre de l'unité. A l'issue de cette formation le Dr Jules Guédenon obtient brillamment le Diplôme Universitaire d'Oncologie Pédiatrique.

2016

Un troisième infirmier rejoint l'équipe et nous embauchons aussi une psychologue.

En même temps, VICTOiR prend en charge un quatrième cancer : la Leucémie LAL, l'un des cinq cancers les plus importants dans la région.

2018

Nous sommes enfin à même de prendre en charge l'ensemble des enfants atteints de cancers relevant de la chimiothérapie et de la chirurgie.

2019

L'Hôpital de Jour est réalisé !

Pour faire face à l'accueil croissant du nombre de petits patients, qui entraine une  sur-occupation très préoccupante des locaux (une moyenne de 30 enfants en soins pour un pavillon qui peut en contenir 12 au maximum), VICTOiR a le projet de construction d'un nouveau bâtiment à coté du premier, comportant deux niveaux distincts:
L'Hôpital de Jour, en rez-de-chaussée, vient d'être terminé. Il va permettre d'accueillir diagnostics et  soins ambulatoires entre les séances de chimiothérapie.et ainsi de libérer des lits pour les hospitalisations longues. Il comporte également une salle de réanimation qui faisait gravement défaut.

2020

Les travaux de l'étage avancent. Ce niveau permettra de doubler le nombre de lits réservés aux soins d'hospitalisations longues. Si le gros œuvre a pu être réalisé sur nos fonds propres, nous sommes encore à la recherche de fonds complémentaires pour assurer les finitions.

Cette nouvelle structure va permettre de soigner tous les enfants atteints de cancer au Togo dans des conditions sanitaires optimales.

De nouveaux besoins se font jour et nous allons mettre en place, avec l’aide du GFAOP, une maison des parents qui permettra d'accueillir les familles pendant les périodes inter-cures et les soins en hospitalisation de jour.